Il y a des légendes. Et il y a ceux qui en font partie et qui participent à sa création. Nîmes, ville du sud de la France au passé généreux est au carrefour de l’histoire du jean et du denim. On ne peut que se demander ce qu’aurait été l’histoire de cette toile sans sa participation. Le succès n’aurait peut-être pas été au rendez-vous. L’Atelier de Nîmes est l’héritier direct de cette histoire légendaire. Partons à sa découverte.

Cet article fait partie de notre série sur le jean made in France.

Les racines de l’Atelier de Nîmes

Joseph André, la fierté d’une ville

La ville et la famille André sont étroitement liées à l’histoire de la toile. En effet, ce mélange de laine et de soie est utilisé et commercialisé par cette famille protestante locale. La fortune de la famille se base alors sur ce commerce.

La toile est, à cette époque utilisée pour la création de pièces de vêtement ou de coussins.

La famille aura une influence telle, que les initiales de Joseph André feront partie du symbole de la ville.

Le basculement

En 1685, l’édit de Nantes est révoqué. Ce texte protégeait les protestants de la véhémence du pouvoir catholique en place à cette époque. De ce fait, l’insécurité grandissante dans le pays pousse les familles de protestants, dont la famille André, à s’exiler hors du territoire. La famille choisira Gênes en Italie. Une autre ville étroitement liée à ce qui deviendra le Jean.

De nombreux autres prennent le bateau pour les États-Unis. C’est sur le « nouveau continent » que la toile croisera le chemin de deux associés. Dont l’un se nomme Lévi Strauss… Ces deux hommes commenceront à traiter la toile comme nous la connaissons. C’est-à-dire en tant que pantalon de travail, puis comme vêtement ordinaire. Ils termineront la diffusion planétaire du produit.

L’Atelier de Nîmes, aujourd’hui

Cette entreprise reprend le flambeau et participe à pérenniser ce secteur historique. C’est pour cela que le tissage local a repris à Nîmes, depuis 2020. Il ne pouvait pas être tissé autre part. Seul le montage est encore externalisé à Barcelone, à quelques heures de route.

La solidité de leur toile n’est plus à démontrer. Le fil rotor utilisé apporte tout ce que l’on peut attendre d’un jean. Surtout lorsque l’on se souvient que l’origine de ce vêtement était des pantalons pour les travailleurs, tels que les ouvriers, mineurs ou encore les bucherons américains.

Les modèles sont en tissu Oeko-Tex 100 et Vosges Terre Textile, ce qui garantit l’engagement de l’atelier en faveur d’une production locale et consciencieuse.

L’Atlier de Nîmes propose de nombreuses tailles, mais surtout de nombreuses coupes. Vous trouverez forcément votre bonheur, parmi les 6 coupes « ADN« . Du classique, au slip, en passant par du large. Les finitions sont très soignées. Notamment grâce à auxpoint de chainette, cette couture qui leur apporte une solidité supplémentaire. Un effort est aussi consenti sur les rivets qui sont en métal.

L’atelier est en constant développement. C’est pourquoi vous retrouverez des points de vente Atelier de Nîmes dans plusieurs villes de France, telles que Paris, Avignon, Montpellier, mais également et naturellement Nîmes.